La Vaccination Anti-HPV
Pour faire le point en 2 minutes sur les cancers induits par les HPV et la vaccination contre ces virus : c’est ici
Ensemble, la vaccination et le dépistage offrent
la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus.
En complément du dépistage, les professionnels de santé disposent depuis plusieurs années, d’un deuxième moyen de prévention du cancer du col de l’utérus : la vaccination pour prévenir l’infection par certains Papillomavirus Humains (virus HPV).
Pratiquée avant le début de la vie sexuelle, la vaccination anti-HPV empêche quasiment 100 % des infections par les HPV inclus dans les vaccins.
Il n’existe pas de traitement contre l’infection par le virus HPV et le préservatif ne s’avère pas aussi efficace contre les HPV qu’il ne l’est contre le virus du sida (VIH).
Chaque année, en France, 6 300 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux infections liées aux papillomavirus humains (HPV) alors qu’il existe une vaccination sûre et efficace.
Depuis 2008, une vaccination préventive est proposée pour éviter la contamination par les deux types d’HPV les plus fréquemment en cause dans le cancer invasif du col de l’utérus.
Selon une étude de 2019 INCa, HAS – BVA confirme que 94 % des médecins généralistes sont favorables et adhèrent massivement à la vaccination contre les HPV
Cette vaccination est destinée aux jeunes filles et jeunes garçons âgées de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans inclus.
Campagne de vaccination anti-HPV
Suite à l’annonce présidentielle du 28 février 2023, une campagne de vaccination HPV a été lancée à l’échelle nationale au sein des collèges à la rentrée 2023. A cette occasion, l’ARS GUYANE a travaillé en collaboration avec les acteurs départementaux de la vaccination, l’Éducation Nationale et l’Assurance Maladie.
Cette vaccination gratuite en milieu scolaire, soumise à l’autorisation des parents, concerne tous les élèves de 5ème des collèges publics ou privés. La première dose a été administrée entre octobre et décembre 2023. La seconde dose sera administrée entre avril et juin 2024. Lien vers l’actualité de l’ARS : Campagne de vaccination anti-HPV en région Guyane | Agence régionale de santé Guyane (sante.fr)
Pour plus d’informations sur la vaccination contre les cancers HPV c’est ici : Vaccination contre les cancers HPV (e-cancer.fr).
Les Papillomavirus humains à haut risque (HPV–HR)
L’infection à Papillomavirus humains à haut risque (HPV–HR)
est responsable de près de 100 % des cancers du col de l’utérus
L’infection par Papillomavirus humains à haut risque (HPV–HR) est une cause nécessaire mais pas suffisante.
En effet, environ 8 femmes sur 10 rencontreront un des virus au moins une fois dans leur vie. Mais seulement 1 sur 1000 fera une lésion précancéreuse
C’est une famille de virus composée de plus de 200 génotypes dont une quinzaine d’entre eux sont dits à haut risque de cancer ou oncogènes. Certains HPV peuvent également être à l’origine de lésions bégnines comme les verrues génitales.

Les HPV oncogènes sont responsables de près de 100 % des cancers du col de l’utérus.
Or ces virus se transmettent très facilement, par contact intime, lors de rapports sexuels avec ou sans pénétration.
Pratiquée avant le début de la vie sexuelle, la vaccination anti-HPV empêche quasiment 100 % des infections par les HPV inclus dans les vaccins.
Dans les pays qui vaccinent beaucoup (Australie, Angleterre), le nombre de verrues génitales et de lésions précancéreuses du col de l’utérus a nettement diminué.
Pour qui, à quel âge?
La vaccination anti-HPV est recommandée et prise en charge pour
tous les jeunes filles et garçons de 11 à 14 ans.
Un rattrapage vaccinal est possible entre 15 et 19 ans révolus, ainsi les jeunes adultes, majeurs peuvent décider seuls d’une vaccination.
La vaccination anti-HPV est également recommandée :
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entre 11 et 19 ans chez les filles et les garçons immunodéprimés ;
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entre 9 et 19 ans chez les filles et les garçons candidats à une transplantation d’organe solide ;
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jusqu’à 26 ans chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.
Une vaccination le plus tôt possible est le mieux.
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Si la vaccination a lieu avant 14 ans, le schéma vaccinal peut être réduit à 2 doses du fait d’une meilleure réponse immunitaire.
Pour limiter les risques d’infection il est préférable de vacciner avant les premiers rapports sexuels. En effet, même s’ils peuvent mettre plusieurs dizaines d’années à entraîner un cancer, les virus HPV s’acquièrent généralement dans les cinq années suivant les premiers rapports intimes.